Législation sur les animaux domestiques et non domestiques
La législation des animaux domestiques et non domestiques en France fixe les règles concernant leur détention, leur identification, leur cession et, selon les espèces, les déclarations ou autorisations nécessaires.
🐾 Animaux domestiques
Législation sur les animaux domestiques et non domestiques
Un animal est considéré comme domestique lorsqu’il appartient à une espèce, une race ou une variété reconnue comme domestique par la réglementation. Cela concerne notamment le furet, le cochon d’Inde, certaines races de lapins, rats, souris, hamsters, gerbilles et chinchillas.
🐢 Animaux non domestiques
Les animaux d’espèces non domestiques regroupent les espèces qui ne figurent pas dans la liste des animaux domestiques. Leur détention peut être libre, soumise à déclaration ou nécessiter une autorisation selon l’espèce et les effectifs détenus.
Les principales règles à connaître
Législation sur les animaux domestiques et non domestiques
La détention d’un animal dépend de son statut juridique, de son espèce et parfois du nombre d’animaux détenus. Pour les espèces non domestiques, la détention peut être libre, soumise à déclaration ou nécessiter une autorisation.
Selon l’espèce et le nombre d’animaux détenus, la détention d’un animal d’espèce non domestique peut être libre, soumise à déclaration ou nécessiter une autorisation. L’arrêté du 8 octobre 2018 fixe les conditions et les seuils applicables. Il a été modifié en septembre 2025.
Certaines espèces doivent être identifiées individuellement et de façon permanente. Le mode d’identification dépend de l’espèce et de la réglementation qui lui est applicable.
Pour certaines espèces non domestiques, une déclaration, une autorisation d’ouverture ou un certificat de capacité peut être nécessaire. Ces obligations varient selon l’espèce, le nombre d’animaux détenus et le type de détention.
La tenue d’un registre d’entrée et de sortie peut être obligatoire pour certains animaux d’espèces non domestiques. Il permet de suivre notamment les entrées, les sorties, les naissances et les décès.
Le détenteur doit assurer à l’animal des conditions de vie adaptées à ses besoins et veiller à sa sécurité. Les installations doivent également prévenir les risques pour les personnes et pour l’environnement.
La vente, le don ou l’acquisition de certains animaux peuvent être soumis à des règles spécifiques. Avant toute cession ou acquisition, il est important de vérifier le statut de l’espèce ainsi que les documents éventuellement requis.
Pour les animaux d’espèces non domestiques, le nombre d’animaux détenus peut modifier les obligations réglementaires. Des seuils d’effectifs sont prévus : en dessous de certaines limites, la détention peut être libre ou soumise à déclaration ; au-delà, une autorisation peut devenir nécessaire.
Exemple : certains seuils concernent notamment 40 mammifères, 100 oiseaux, 40 reptiles ou 40 amphibiens adultes, ou 40 animaux adultes au total lorsqu’ils appartiennent à plusieurs de ces classes.
Le détenteur doit prévenir les risques de fuite, d’introduction dans le milieu naturel et de transmission de maladies. Il doit disposer d’installations adaptées et avoir les connaissances nécessaires pour assurer une détention responsable de l’espèce concernée.
Questions fréquentes sur la réglementation des NACs
En France, le statut d’un NAC ne dépend pas simplement du fait qu’il vive en captivité ou soit vendu comme animal de compagnie. Il dépend de son espèce, de sa race ou de sa variété, selon la réglementation française.
Le cochon d’Inde, le furet et certaines races domestiques de lapins, rats, souris, hamsters, gerbilles et chinchillas sont considérés comme domestiques. À l’inverse, l’octodon et de nombreuses autres espèces exotiques sont non domestiques.
En cas de doute, il est préférable de vérifier le nom précis de l’espèce dans les textes officiels, notamment sur Légifrance.
Avant d’adopter un animal non domestique, il faut vérifier son espèce exacte et le régime applicable à sa détention. Selon l’espèce et le nombre d’animaux détenus, la détention peut être libre, soumise à déclaration ou nécessiter une autorisation.
Il faut également vérifier :
- si une identification est obligatoire ;
- si une déclaration préalable est nécessaire ;
- si les installations sont adaptées ;
- si l’animal provient d’une origine légale.
Lorsqu’une déclaration est exigée, elle doit être effectuée avant l’acquisition de l’animal.
Pour les animaux d’espèces non domestiques, une autorisation peut être nécessaire selon l’espèce, le nombre d’animaux détenus et le type d’élevage. Elle peut notamment être exigée lorsque certains seuils sont dépassés, pour certaines espèces réglementées ou lorsque l’élevage est exercé dans un but lucratif.
Dans certains cas, la détention peut alors relever d’un établissement d’élevage, avec des obligations particulières pouvant notamment comprendre une autorisation d’ouverture et un certificat de capacité.
Le détenteur d’un animal d’espèce non domestique doit lui fournir un hébergement, des installations et des équipements adaptés à ses besoins physiologiques et comportementaux. Il doit également disposer des connaissances et compétences nécessaires pour assurer son entretien et préserver sa santé.
Il doit aussi prévenir les risques pour sa propre sécurité et celle des autres, éviter les fuites ou l’introduction de l’animal dans le milieu naturel, et limiter les risques de transmission de maladies.
Statut juridique des principaux NACs
Législation sur les animaux domestiques et non domestiques
| NACs | Statut |
|---|---|
| Chinchilla (Chinchilla lanigera) | 🟢 Domestique |
| Cochon d'Inde (Cavia porcellus) | 🟢 Domestique |
| Furet (Mustela putorius furo) | 🟢 Domestique |
| Gerbille (Meriones unguiculatus) | 🟢 Domestique |
| Hamster doré (Mesocricetus auratus) | 🟢 Domestique |
| Lapin (Oryctolagus cuniculus) | 🟢 Domestique |
| Octodon | 🟠 Non domestique |
| Rat brun / surmulot (Rattus norvegicus) | 🟢 Domestique |
| Souris grise (Mus musculus) | 🟢 Domestique |
Sources officielles
Ces informations sont basés sur les textes officiels en vigueur en France.
Pour plus de détails, vous pouvez consulter les sites suivants :
Service Public – Informations démarches administratives
Légifrance – Textes de lois et arrêtés officiels
Ministère de la transition écologique – Réglementation et protection des espèces