Chinchilla
Chinchilla brevicaudata - lanigera

Anatomie du chinchilla

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Anatomie du chinchilla, ce rongeur est hystricomorphe, il possède une morphologie parfaitement adaptée à un environnement montagneux et sec.
Le chinchilla domestique est un hybride de deux espèces (chinchilla lanigera, chinchilla brevicaudata).
Comme beaucoup de rongeurs herbivores, c’est une espèce coprophage : il ré-ingère une partie de ses crottes pour assimiler au mieux les nutriments issus de la fermentation.

Avec sa taille comparable à celle d’un petit lapin, il possède une fourrure exceptionnellement dense, douce ; une longue queue épaisse et touffue l’aidant à garder l’équilibre ; ainsi que des pattes puissantes qui lui permettent de grimper, courir, sauter avec agilité.

Parties du corps du chinchilla

Pelage

Le pelage du chinchilla est l’une de ses caractéristiques les plus remarquables. Il est reconnu comme l’un des pelages les plus denses du règne animal, jouant un rôle essentiel dans la protection, la thermorégulation et le bien-être de l’animal.

 

Le pelage du chinchilla est extrêmement dense, pouvant atteindre jusqu’à 20 000 poils par centimètre carré.
Contrairement à la plupart des mammifères, plusieurs poils très fins poussent à partir d’un même follicule pileux, ce qui confère à la fourrure une texture exceptionnellement douce et épaisse.

Dents

Le chinchilla possède au total 20 dents :

  • 4 incisives (2 supérieures et 2 inférieures)
  • 8 prémolaires et 8 molaires
  • Pas de canines : à la place, un espace vide appelé diastème, typique des rongeurs, permettant de manipuler les aliments avec la langue et les lèvres

Toutes les dents du chinchilla sont hysodontes. Cette particularité est cruciale : elle compense l’usure naturelle causée par le broyage constant de végétaux fibreux et évite les problèmes dentaires fréquents chez les rongeurs.

 

  • Les incisives sont très robustes et tranchantes, utilisées pour couper les aliments et grignoter l’écorce, le foin ou les branches
  • Leur croissance continue nécessite une alimentation riche en fibres abrasives comme le foin, pour maintenir la longueur des dents et éviter des malocclusions.
Membres
  • Les membres antérieurs du chinchilla sont composées de plusieurs parties : l’épaule, le bras, l’avant-bras et la main.

Le chinchilla possède cinq doigts aux pattes avant, munis de petites griffes. Grâce à cela, il peut manipuler les aliments avec précision et effectuer des gestes fins.

  • Les membres postérieurs sont plus longs et plus puissants que les pattes avant. Ils servent principalement à sauter, courir et se déplacer rapidement.

Les pattes arrière sont composées de la hanche, de la cuisse, de la jambe et du pied.
Le chinchilla possède quatre doigts aux pattes arrière.

Cette structure lui permet de faire des sauts impressionnants et de se déplacer avec agilité.

Oreilles

Les oreilles du chinchilla mesurent en moyenne 4 à 6 cm.
Elles sont larges, arrondies, très fines et souples, recouvertes d’une peau délicate presque dépourvue de poils. Cette finesse les rend très sensibles, mais également très efficaces sur le plan physiologique.

 

Le chinchilla possède une ouïe très développée.

  • Il est capable de percevoir des sons à haute fréquence, souvent imperceptibles pour l’être humain.
  • Cette capacité auditive lui permet de détecter rapidement les prédateurs et de réagir à de faibles bruits dans son environnement.
Yeux

Le chinchilla possède de grands yeux ronds, placés sur les côtés de la tête. Cette position lui permet d’avoir un large champ de vision, utile pour repérer rapidement les dangers.

  • Ses yeux sont particulièrement adaptés à une activité nocturne. Le chinchilla voit mieux dans la pénombre que dans une lumière très vive. C’est pour cette raison qu’il est surtout actif le soir et la nuit.
  • Les yeux du chinchilla sont protégés par des paupières mobiles et des cils qui empêchent la poussière d’entrer. Ils produisent également des larmes pour garder la surface de l’œil propre et humide.
Vibrisses

Les vibrisses, communément appelées moustaches, sont des organes sensoriels très développés chez le chinchilla. Elles jouent un rôle essentiel dans l’orientation, la perception de l’environnement et la sécurité de l’animal, notamment lors de ses déplacements nocturnes.

Les vibrisses du chinchilla sont :

  • Longues, mesurant en moyenne 7 à 10 cm
  • Rigides et épaisses par rapport aux poils du pelage
  • Implantées profondément dans la peau, à proximité de nombreux récepteurs nerveux

Elles sont principalement situées autour du museau, mais peuvent également se trouver au-dessus des yeux et sur les joues.

Queue

La queue du chinchilla est allongée et relativement fine, recouverte d’un pelage dense et épais.
Elle est constituée de vertèbres caudales mobiles, ce qui lui confère une grande souplesse.
On la qualifie parfois de semi-préhensile, car elle participe au maintien de l’équilibre sans servir à saisir des objets.

 

Rôle dans l’équilibre

  • Elle agit comme un balancier lors des sauts.
  • Elle stabilise le chinchilla lorsqu’il se déplace sur des surfaces étroites ou escarpées.
  • Elle aide à corriger la trajectoire lors des déplacements rapides ou des changements de direction.

Rôle dans la locomotion

  • Améliore la coordination des mouvements
  • Facilite les bonds et l’escalade
  • Contribue à la fluidité des déplacements

« La queue du chinchilla est fragile, elle ne doit jamais être tirée ni saisie.

Une manipulation incorrecte peut provoquer des blessures ou une perte de poils localisée.»

Sexe

Le chinchilla présente un dimorphisme sexuel modéré, ce qui signifie que les différences visibles entre le mâle et la femelle sont discrètes. Cependant, son appareil reproducteur possède des particularités anatomiques et physiologiques bien définies.

 

Mâle

  • Les testicules sont situés dans la cavité abdominale ou peuvent descendre temporairement.
  • Il possède un pénis et des canaux déférents.
  • L’absence de scrotum visible rend l’identification parfois difficile chez les jeunes individus.

Femelle

  • Les ovaires produisent les ovule
  • L’utérus est bicorne (à deux cornes), caractéristique des rongeurs.
  • La vulve est située très près de l’anus, ce qui explique la faible distance ano-génitale.

La maturité sexuelle apparaît généralement entre 6 et 8 mois, parfois plus tard selon les individus.

Anatomie du chinchilla

Introduction générale sur le chinchilla

  • Activité : petit rongeur crépusculaire et nocturne, actif à la tombée de la nuit pour explorer, jouer et interagir avec son environnement.
  • Comportement social : espèce grégaire, a besoin de la présence de congénères pour s’épanouir.
  • Caractère : le mâle peut être plus affectueux que la femelle, mais chaque individu a son propre tempérament ; très craintif, il n’aime pas les manipulations excessives.
  • Capacités physiques : excellent grimpeur grâce à ses pattes arrière puissantes.

Données physiologiques du chinchilla

  • Température corporelle normale : entre 37,5°C et 39,5°C. Le chinchilla est très sensible à la chaleur : au-dessus de 25°C, il risque un coup de chaleur.
  • Fréquence cardiaque : entre 100 et 150 battements par minute, variable selon l’âge, le stress et l’activité.
  • Fréquence respiratoire : environ 40 à 80 respirations par minute au repos.
  • Poids moyen : Mâle : 400 à 600g. Femelle : 450 à 700g (souvent plus lourde que le mâle)
  • Taille (corps sans la queue) : 25 à 35 cm
  • Longueur de la queue : 10 à 15 cm
  • Espérance de vie : entre 10 à 15 ans en captivité, parfois plus avec de bons soins
  • Température ambiante idéale de la pièce : entre 15 et 21°C, avec un taux d’humidité inférieur à 60 %.

Organes internes

Système digestif :

  • estomac monogastrique, intestin grêle, cæcum volumineux (fermentation des fibres) gros intestin.
  • foie et pancréas proportionnels à sa taille, participant à la digestion et à la régulation des nutriments.

Système respiratoire : 

  • Deux poumons relativement grands, efficaces pour un animal vivant à haute altitude
  • Trachée et bronches assurant un apport optimal en oxygène.

Système cardiovasculaire :

  • Cœur proportionnellement petit, mais très efficace.
  • Fréquence cardiaque rapide, adaptée au métabolisme élevé du chinchilla.

Système urinaire :

  • Reins et vessie (petite taille).
  • Urine parfois légèrement colorée ou poudreuse, liée à l’excrétion de calcium.

Système reproducteur :

  • Femelles : utérus à deux cornes, ovaires, plus grandes que les mâles.
  • Mâles : testicules et canaux déférents.

Fonctions vitales

  • Les fonctions vitales sont les fonctions indispensables à la vie. Chez le chinchilla, elles permettent à l’organisme de vivre, se développer et se maintenir en bonne santé.
  • La respiration lui permet de capter l’oxygène présent dans l’air et d’éliminer le dioxyde de carbone.Une respiration normale est calme et régulière. Une respiration rapide ou bruyante peut être le signe d’un problème de santé.
  • Le cœur du chinchilla assure la circulation du sang dans tout le corps.
    Le sang transporte l’oxygène et les nutriments vers les organes et permet d’éliminer les déchets. Cette fonction est essentielle au bon fonctionnement de l’organisme.
  • Le chinchilla possède un système digestif sensible, adapté à une alimentation riche en fibres, principalement le foin.
    La digestion permet de transformer les aliments en éléments nutritifs nécessaires à l’énergie et à la croissance. Un bon transit est vital chez le chinchilla.
  • Le chinchilla régule difficilement sa température corporelle à cause de son pelage très dense.
    Il est sensible à la chaleur et doit vivre dans un environnement frais et bien ventilé pour éviter le coup de chaleur.
  • Nutrition et digestion : le cæcum et le gros intestin permettent de digérer les fibres végétales, le chinchilla pratique la coprophagie pour absorber les nutriments.
  • Excrétion : reins et vessie éliminent les déchets et régulent l’eau et les minéraux.
  • Régulation et défense : foie, rate et autres organes contribuent à la filtration, la détoxification et la réponse immunitaire.
  • Système nerveux central est bien développé, notamment le cervelet, ce qui lui confère une excellente coordination et un bon équilibre
  • Les glandes sébacées, peu actives, expliquent pourquoi le chinchilla ne supporte pas l’humidité : il ne transpire pas et régule sa température par la respiration et les oreilles.
  • Le squelette est léger mais robuste, constitué d’environ 200 os, lui permet des sauts impressionnants grâce à des membres postérieurs puissants et allongés.